Faciliter l'apprentissage.

Dernière mise à jour : 7 juin

Tel est mon but

Comme vous l'avez peut-être découvert au fil de mes articles, je suis passionnée par les neurosciences et tout ce qui s'y rapporte. C'est la raison pour laquelle je pratique entre autre un coaching basé sur une approche neurocomportementale et cognitive.

Cette semaine, je vais me pencher tout particulièrement sur les neurosciences appliquées à l'apprentissage.


Les découvertes de ces dernières années sur le fonctionnement du cerveau ont fourni des clés pour mieux apprendre. Sans pour autant réussir à donner LA recette pour bien enseigner. Evidemment puisqu'elle ne peut exister car chaque individu a un cerveau unique.

En 2007, le rapport de l'OCDE "Comprendre le cerveau : naissance d'une science de l'apprentissage" a donné le coup d'envoi à une nouvelle discipline : la neuroéducation.

"revoir complètement nos manières d'apprendre... grâce au cerveau" - Annie Sanscartier - neuropsychologue

Comme chez l'adulte, l'élève qui a changé de paradigmes et a compris que

  • d'une part l'apprentissage dure toute la vie car le cerveau est plastique

  • et d'autre part qu'il n'existe pas de règle constante mais plutôt un changement continu car l'intelligence est évolutive;

sera plus motivé et apprendra mieux.


Que se passe-t-il dans le cerveau quand on apprend ?


Comme écrit plus haut, le cerveau est plastique. En d'autres termes, chaque expérience vécue crée de nouveaux réseaux neuronaux. Mais ces derniers fonctionnent correctement seulement s'ils sont réactivés régulièrement et de façon judicieusement espacées.


Relire un cours ne suffit pas. Il est indispensable que votre jeune réactive ses neurones en recherchant ce dont on il se souvient, et ce avant d'ouvrir son cours (je vous renvoie aux 5 astuces décrites ci dessous), de traiter des QCM, d'expliquer une leçon à un camarade, rédiger un résumé, réaliser un schéma, un tableau... par exemple.

Encore faut il savoir quel est le canal à privilégier par votre enfant pour mieux apprendre et mémoriser. En effet, il est important que l'apprenant comprenne le propre fonctionnement unique de son cerveau, ses stratégies efficientes, les méthodes qui lui conviennent.


Comme 1ère étape, je propose à votre enfant de découvrir son profil de compréhension en réalisant le test suivant




Que nous apprenent les neurosciences pour favoriser l'attention ?


Il s'agit de la thématique la plus étudiée car sans attention, il n'existe pas de compréhension, de mémorisation et d'apprentissage possible. Or la difficulté majeure est de garder son attention.


Selon Eric Gaspard, créateur du programme de neuroéducation baptisé Neurosup et mis en oeuvre dans plus de 600 classes françaises, les chances de réussir une tâche est bien plus grande dès lors qu'on la divise en mini tâches associées à différentes pratiques telles que la carte mentale, la diversifaction des évocations et la répétition.


De plus, les activités physiques et créatrices sont très efficaces pour améliorer la qualité de l'attention.


5 astuces pour mieux apprendre en s'appuyant sur notre cerveau

1. Le dessin est LE médium à privilégier.

Il permet à la fois d'exploiter la mémoire visuelle et de créer des indices récupérateurs.

Les cartes mentales (ou Mind Mapping) en sont le parfait outil.

Elles consistent à créer une arborescence d'idées autour d'un sujet principal en utilisant des mots, des dessins, des symboles et des couleurs


Petit mode d'emploi pour réaliser une carte mentale

Au centre d'une feuille A4 en format paysage, le jeune notera le sujet principal. A partir de là, il fera jaillir le maximum d'association d'idées reliées par des branches principales puis secondaires.



Ma 1ère carte mentale avec bien trop de texte

Il est utile de noter à la fin de chaque branche un pictogramme résumant chaque branche.


Dans quel but utiliser une carte mentale ?
  • réviser une leçon

  • mieux comprendre une notion abstraite

  • préparer un exposé

  • clarifier un projet

Même s'il exite des logiciels permettant de créer une carte mentale informatisée, je conseille de la réaliser à la main. Car la mémoire du geste aide le cerveau à se rappeler.


2. La répétition est mère de l'apprentissage

Au départ des sentiers pédestres, nos réseaux neuronaux deviennent des autoroutes si l'élève répète l'information plusieurs fois. Mais attentions sans répéter toujours avec la même méthode car le cerveau n'aimant pas l'ennui risque de se lasser.


Si votre ado doit réviser pour un contrôle, un examen, il est intéressant de trouver différentes façons de le faire.

J+1 : vous ou un camarade le questionne sur les chapitres étudiés

J+2 : il visionne une vidéo Youtube sur le sujet

J+3 : il réalise une carte mentale à partir des connaissances qu'il a déjà acquises

J+4 : en binôme ou en petit groupe, ils se questionnent. Ainsi votre ado verra de multiples angles. Cela permettra à son cerveau de créer un réseau de connexions neuronales particulièrement dense.


3. Pratiquer la récupération

Tester ses connaissances régulièrement, rechercher dans sa mémoire vont permettre aux connexions neuronales de se réactiver et de se renforcer.


Comment s'exercer s'exercer à l'évocation ?

Sur une feuille ou un cahier dédié et sans relire le cours ou ses notes auparavant :

- Phase 1 : Sans écrire, votre ado rassemble dans sa tête tout ce qui lui reste de ce cours

- Phase 2 : il écrit ici tout ce qu'il sait déjà (= récupération) et a en mémoire. Ceci sans recopier le cours.

- Phase 3 : votre ado relit le cours et note dans une autre couleur tout ce qui ne lui est pas revenu ou qu'il doit corriger ou préciser

- Phase 4 : Il mémorise uniquement ce qu'il écrit dans l'autre couleur de la phase 3.


4. Espacer les périodes de révisions

En d'autres termes, réviser plus souvent mais moins longtemps.


Au jour J : il apprend de nouvelles connaissances et récupère en mémoire grâce à son cahier de réactivation

Idem à J+1, à J+5, à J+13, à J+14 soit le jour de son évaluation.


En période d'examens il est plus efficace d'étudier chaque matière pendant des périodes de 20 mn réparties sur plusieurs jours plutôt que 2h la veille.


Espacer ses révisions va permettre non seulement de réactiver régulièrement ses connexions neuronales et également de réduire le risque d'oubli.


5. Les rétroactions positives

En s'attachant à procurer du plaisir lors de l'acquisition de nouvelles connaissances. Ou encore recevoir des encouragements pour chaque progrès, même pour de petites avancées. Ces 2 aspects vont permettre la sécréation de la dopamine, cette hormone qui va amener l'apprenant à ressentir du plaisir et de la motivation.


Il est d'ailleurs largement reconnu qu'un cerveau heureux et détendu apprendra mieux.


 

J'ai à coeur de faciliter l'apprentissage de chaque jeune. Ma méthode ? Le coaching scolaire.




Grâce à cet allié de taille, votre ado se connaîtra mieux. Il saura ainsi quelle méthode d'apprentissage lui convient le mieux et donc optimiser son énergie, ses capacités et son temps.



 



Vous souhaitez en savoir plus sur mes programmes de coaching ?


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